Yann Arthus-Bertrand, Alizé Le Maoult, Michel Setboun, Jean-Michel Voge

Expositions collectives

du 20 décembre 2018 au 12 janvier 2019.

Yann Arthus-Bertrand, Tarmac

Tarmac de l’aéroport de Montevideo, Uruguay.

« C’était en 2002, nous allions photographier le rocher de Gibraltar. La tour de contrôle nous avait donné le feu vert. Nous étions sur le taxi way, une petite voie qui permet d’aller du parking à la piste de décollage.
Yann m’a dit d’arrêter l’appareil. Pendant 20 minutes, alors que j’essayais d’expliquer aux contrôleurs aériens pourquoi nous stationnions sur une voie de circulation, il a photographié ce qu’il voyait. Et je dis bien ce qu’il voyait…
Car pour moi, nous étions juste au milieu de nulle part, sur le tarmac : comment expliquer dans un endroit si sensible aux contrôleurs aériens que nous avions passé tout ce temps à photographier du goudron! C’est au développement des photos que j’ai compris. »

Wilfried Gouer, qui pilotait l’hélicoptère lors d’un vol à Gibraltar à propos de Yann Arthus-Bertrand.

Alizé Le Maoult, Sable Végétal

Matière.
Nature.
Poésie.
Le sable,
Doux et fort à la fois,
Les traces,
Végétales et minérales,
Les grains de sables,
De près ou de loin,
Petits et grands,
Font résonner le discours des deux infinis de Pascal.
La roche érodée,
Par l’eau et le vent,
Devient sable.
Le temps fait son ouvrage,
Lentement.
Extraire la beauté et la magie de la nature,
Est une quête photographique quotidienne.

14 décembre 2018.

Michel Setboun, Photo – Graphies New York

” Plus de quarante ans de pratique m’ont pourtant convaincu que la photographie n’est qu’un faux-semblant. C’est une représentation de la réalité parmi d’autres, un art consommé du subterfuge voire du mensonge, qui persiste à nous faire croire à sa vérité, une merveilleuse illusion, racontant à celui qui s’y plonge sa propre histoire, réceptacle de son image-inaire … Un peu à la manière des “maîtres anciens”, j’ai trafiqué contrastes, filtres, lumières, couleurs et lignes, avec des outils informatiques innovants. Un peu comme un musicien qui passerait du piano au synthétiseur. Mon projet joue sur les stridences et la saturation, les lignes et les courbes, le vrai et le faux, le flou et le net. Je suis passé du classique au rap “

Jean Michel Voge, Norway

Norvège en décembre,  “Une visite au pays des lumière sourdes » 

Entre alternance des fonds, bleus, gris, noir, des lueurs comme des papillons de nuit nous rappellent la vie.Un dialogue inattendu avec les aurores boréales, se crée autour de l’ étrave.Toujours en mouvement avec le bateau et ses guirlandes colorées, le photographe jongle entre la nuit et les trois heures de lumière dont il dispose.

Décembre  2018.